Sergio Ramos : entre une avalanche d'offres… et une retraite « non souhaitée »
Sergio Ramos affirme se sentir comme un « taureau », ce qui explique son envie de continuer à jouer. Il fêtera ses 40 ans le 30 mars, mais se dit physiquement prêt à prolonger une carrière couronnée de succès.
Et il se sent bien physiquement… parce qu’il s’entraîne pour cela, ce n’est pas de la magie. Sa retraite idéale aurait été à Séville, mais les dirigeants actuels du club ne lui ont pas permis de réaliser ce rêve.
Ainsi, Sergio envisage actuellement soit la retraite, soit l’acceptation de l’une des nombreuses offres qu’il a reçues en Europe (dont certaines en Espagne) et au Moyen-Orient (principalement du Qatar et de l’Arabie saoudite). En Espagne, Sergio ne jouerait jamais pour un autre club (à part le Real Madrid ou le Séville FC), et le problème des propositions venues de l’étranger est qu’elles l’éloigneraient de sa famille, aujourd’hui l’une de ses priorités.
C’est pourquoi la décision n’est pas facile, mais il ne faudra pas longtemps avant qu’elle ne soit connue… d’une manière ou d’une autre.
L’idéal aurait été Séville, mais les dirigeants du club ont fait échouer ce projet en s’appuyant sur un argument discutable : il est vrai que le défenseur central est impliqué dans le fonds d’investissement (Five Eleven Capital) qui a déposé une LOI (lettre d’intention avec option d’achat préférentielle) pour racheter le club, mais cette situation ne devrait pas être réglée avant juin. Le timing était pourtant idéal — jouer, puis prendre sa retraite et éventuellement finaliser l’acquisition — pour ce qui aurait été une fin de carrière spectaculaire, d’autant que, selon ses proches, Sergio aurait beaucoup apporté à Séville.
Del Nido Carrasco, président du club, a expliqué ce mois-ci sur 'Canal Sur Radio' sa position : "Sergio a proposé de revenir, mais le club a rejeté la proposition", a-t-il déclaré, en raison de "l'incompatibilité" qu'il y aurait à avoir un propriétaire qui pourrait en même temps être dirigé par d'autres employés. "Il pourrait arriver", a-t-il ajouté, "que le propriétaire soit entraîné par d'autres salariés de l'entité". "J'ai décidé que c'était incompatible et c'est pour cela que Sergio ne joue pas à Séville. Nous n'avons aucune marge, et Sergio Ramos n'aurait pas pu jouer gratuitement. La décision m'appartient. Elle n'avait rien à voir avec quiconque travaille au club, y compris le secteur sportif". Et le dossier a été clos.
Mais le « cas Ramos » se poursuit : reste à savoir s’il jouera encore pour un autre club dans un championnat qui le recrutera (il est libre) ou si tout s’achèvera par une retraite amplement méritée pour l’une des légendes absolues de l’histoire de la Roja, du Real Madrid et du Séville FC.