Les quatre problèmes que Liam Rosenior doit régler à Chelsea alors que la pression monte après la défaite contre Everton
Les Blues traversent une très mauvaise passe et risquent de manquer la Ligue des champions
La trêve internationale arrive au bon moment pour Chelsea.
Il s'agit de leur pire passage à vide d'une saison décevante : quatre défaites consécutives toutes compétitions confondues ont entraîné l'élimination des Blues en Ligue des champions et compromis leurs espoirs d'y revenir la saison prochaine.
Sixième de Premier League, Chelsea n’a pas su profiter de la défaite de Liverpool face à Brighton, battu 3-0 par Everton au Hill Dickinson Stadium, ce qui accroît la pression sur Liam Rosenior.
Standard Sport passe en revue quatre problèmes que Rosenior doit régler pour permettre à Chelsea de réussir sa difficile série finale de sept matches et de se qualifier pour la Ligue des champions.
Lorsque Rosenior s’est exprimé en conférence de presse d’après-match à Everton et a évoqué des « pertes de concentration » survenues « trop souvent ces derniers temps », il faisait référence aux erreurs non provoquées qui plombent Chelsea depuis des semaines.
Chelsea traverse une période marquée par les erreurs individuelles. Celles de Filip Jorgensen contre le Paris Saint-Germain à l’aller, la faute de Mamadou Sarr au retour et l’énorme bévue de Robert Sanchez face à Everton rappellent que les erreurs font partie du football, mais ces mauvais moments se sont multipliés chez les Blues ces derniers temps. Ils ont contribué à la nette dégradation de leur forme.

Robert Sanchez a encore commis une erreur face à Everton
AFP via Getty Images
L'entraîneur ne peut pas faire grand-chose pour empêcher que cela se reproduise. Les joueurs doivent donc assumer leurs responsabilités individuelles, et rester concentrés tout au long du match est indispensable. De grands rendez-vous attendent Chelsea, qui ne peut pas continuer à se faire punir pour ses propres erreurs non provoquées.
C’est un aspect que Chelsea doit impérativement améliorer pour finir dans le top 4 ou 5.
Leurs quatre défaites consécutives contre le PSG (à deux reprises), Newcastle et Everton se sont soldées par un score cumulé de 12-2 en faveur de leurs adversaires, et pourtant, chose incroyable, c’est Chelsea qui a remporté ces matches au total selon la métrique des xG.
Si cela souligne leur capacité à atteindre le dernier tiers et à se créer des occasions, cela accable en revanche la qualité de leur finition.

Chelsea a glissé à la sixième place de la Premier League
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Pour la première fois depuis septembre 2023, Chelsea enchaîne désormais trois matches sans marquer et manque de tranchant comme de lucidité devant le but. Matvei Safonov, lors du match retour face au PSG, et Jordan Pickford, à Hill Dickinson, ont tous deux livré des prestations remarquables, mais Chelsea devait dans les deux cas se montrer plus clinique pour ne laisser aucune chance aux gardiens.
La statistique la plus accablante a circulé après la lourde défaite contre Everton et a logiquement été évoquée dans Match of the Day : il est désormais confirmé que Chelsea a moins couru que son adversaire lors de chacun de ses matches de Premier League cette saison.
Pour une équipe qui espère retrouver la principale compétition européenne la saison prochaine, cela renvoie une très mauvaise image. La série s’étend sur pas moins de 31 matches et sur les mandats de deux entraîneurs, signe d’un mal profond au sein de l’équipe.
Comment Chelsea peut-il espérer atteindre ses objectifs s’il se fait systématiquement dominer dans l’engagement par presque tous ses adversaires, des équipes meilleures que lui comme des équipes bien inférieures ? Affirmer qu’une équipe doit simplement travailler davantage peut paraître réducteur, comme si cela résumait à lui seul des problèmes plus complexes. Et pourtant, dans le cas de Chelsea, cela semble clairement être la réalité.
Rosenior a modifié sa défense à quatre (ou à trois) presque à chaque match au cours de sa série de 19 rencontres, parfois contraint par les blessures, mais souvent par choix.
Cela a entraîné de la confusion et un manque de cohésion en défense pour une équipe qui a encaissé plus de buts en championnat que Brighton, Sunderland et Crystal Palace, 14e du classement.
La mauvaise forme récente de Wesley Fofana illustre l’érosion de la solidité défensive de Chelsea ces dernières semaines. Censé être un défenseur central rapide, agile et doté d’une grande vitesse de rattrapage, il a montré des lacunes dans sa défense dos au but, ce qui a permis le but d’Ousmane Dembélé au Parc des Princes, celui de la victoire d’Anthony Gordon à Stamford Bridge, ainsi que l’ouverture du score de Beto samedi.
Le dernier clean sheet de Chelsea en Premier League remonte au 17 janvier.
C’était le tout premier match de championnat de Rosenior à la tête d’une équipe qui, à bien des égards, a régressé depuis.