Mikel Arteta peut balayer les critiques sur son style d’un revers de main — cela pourrait mettre fin à l’ère Pep Guardiola
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Lorsque Mikel Arteta et Pep Guardiola se salueront avant le coup d’envoi à Wembley, ce sera la 16e fois qu’ils s’affronteront en tant qu’entraîneurs. Il va sans dire que ce rendez-vous — en finale de la Coupe de la Ligue aujourd’hui — ainsi que le prochain, prévu le 19 avril à l’Etihad Stadium, revêtent une importance particulière.
S’il bat à deux reprises celui qui fut son mentor à l’entraînement, Arteta pourrait bien précipiter le départ de Guardiola du football anglais. Des victoires à Wembley cet après-midi puis à Manchester dans quatre semaines garantiraient presque à Arsenal au moins deux trophées cette saison : la Coupe de la Ligue et la Premier League.
Entre les deux matches contre Manchester City, Arsenal dispute un quart de finale de la FA Cup sur le terrain de Southampton, tandis que l’équipe de Pep Guardiola affronte Liverpool au même stade. Dans ces deux affiches, les chances de victoire d’Arsenal sont nettement supérieures à celles de City.
En parlant de cotes, la probabilité contre un quadruplé d’Arsenal n’est plus que de 12 contre 1. Mais avant cela, Arteta doit réussir quelque chose qu’il n’a fait que quatre fois lors de leurs 15 précédents duels d’entraîneurs : prendre le dessus sur Guardiola.
Rien n’est acquis, mais une chose est certaine : si City parvient à battre le leader de la Premier League à Wembley, ce sera de justesse. Au milieu des débats sur son style — ou son absence de style —, il faut considérer ce fait simple à propos de l’effectif d’Arsenal en 2025/26.
Ils ont disputé 49 matches toutes compétitions confondues, et leurs trois seules défaites l’ont été sur la plus petite des marges. Le but victorieux de Dominik Szoboszlai à Anfield est arrivé à la 83e minute, Emi Buendia a porté le score à 2-1 pour Aston Villa à la 90e, tandis que Matheus Cunha a offert la victoire à Manchester United à Londres à la 87e. Un bilan qui reflète une remarquable constance.
Mais ce mot ne rend pas justice à Arsenal. On en est arrivé au point où Arteta ne devrait même plus avoir à défendre verbalement l’approche de son équipe pour gagner ses matches. Il lui suffirait peut-être d’inviter les critiques à revoir les buts d’Eberechi Eze et de Declan Rice, qui ont permis à Arsenal d’éliminer le Bayer Leverkusen en Ligue des champions.
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Ou encore les buts de Noni Madueke et d’Eze, qui les ont envoyés en quarts de finale de la FA Cup. Cet effectif compte de nombreux joueurs capables de gestes spectaculaires.
Ou peut-être qu’Arteta devrait simplement rappeler les 106 buts inscrits par son équipe toutes compétitions confondues. Certes, 37 % de ces buts ont été marqués sur phases arrêtées, mais nul besoin d’être un génie des mathématiques pour comprendre que 63 % l’ont été dans le jeu.
S’il fallait avancer une hypothèse sur ce qui pourrait faire la différence entre les deux équipes à Wembley, on mettrait sans doute en avant la supériorité d’Arsenal sur coups de pied arrêtés, offensivement comme défensivement. Ou, tout simplement, sa supériorité défensive.
Le bilan défensif de City n’a rien de mauvais, avec 44 buts encaissés en 48 matches. Mais Arsenal n’a concédé que 32 buts en 49 rencontres.
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Cela fait donc 106 buts marqués et 32 encaissés cette saison. C’est extrêmement impressionnant, quoi que l’on pense de leur manière de procéder. Et, hormis une plus grande efficacité sur coups de pied arrêtés, leur façon de jouer reste assez classique.
Extrêmement organisés et combatifs en défense, créatifs, rapides et impitoyables en attaque : c’est la norme des équipes d’élite. Ils sont certes différents des équipes de Manchester City les plus titrées sous Guardiola. Mais les styles gagnants évoluent.
Si Arteta s’impose aujourd’hui à Wembley puis à l’Etihad, ce sera avec un style gagnant qui a laissé son mentor derrière lui. C’est pourquoi Guardiola pourrait décider — un an avant l’expiration de son contrat — qu’il est temps de mettre un terme à sa magnifique ère à City.
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