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Les clubs de Premier League face au casse-tête du licenciement des entraîneurs après un important changement de loi

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Les clubs de Premier League et de Football League pourraient avoir beaucoup plus de mal à licencier des entraîneurs et à se séparer de joueurs après une réforme majeure de l’Employment Rights Act (ERA), qui entrera en vigueur en janvier prochain.

Les salariés bénéficieront d’une protection renforcée contre le licenciement abusif dès six mois d’emploi, au lieu de deux ans actuellement. Le plafond des demandes d’indemnisation, fixé aujourd’hui à 118 223 livres sterling, sera supprimé, offrant ainsi aux employés licenciés une plus grande marge pour déposer des recours.

L’Association des footballeurs professionnels a déjà évoqué les bénéfices potentiels de l’ERA lors de réunions avec les ligues et les clubs. Les clubs de football pourraient figurer parmi les plus durement touchés par ce changement de loi, la rotation du personnel faisant partie intégrante du jeu.

Nottingham Forest, par exemple, en est déjà à son quatrième entraîneur de la saison. Ange Postecoglou et Sean Dyche ont tous deux été limogés après quelques mois — ou quelques semaines dans le cas de l'Australien. Ce type de bouleversement sera bien plus difficile à gérer une fois que les droits des salariés auront changé.

Joe McMorrow, associé au sein du département de droit du travail de Pinsent Masons, a déclaré au Guardian que l’ERA aurait des conséquences majeures pour les clubs de football. Il a ajouté : « Historiquement, presque tous les départs contestés d’entraîneurs ou de joueurs, hors transferts, ont été réglés par arbitrage ou par des accords transactionnels, plutôt que devant un tribunal du travail. C’est là que nous pourrions assister à un changement fondamental. »

« Il sera bien plus difficile pour les clubs d’empêcher que des recours pour licenciement abusif soient portés devant un tribunal. Le gouvernement a présenté l’ERA comme une réforme historique des droits du travail, et cela pourrait avoir des conséquences majeures pour le football. »

Antonio Conte a obtenu gain de cause contre Chelsea dans une affaire de licenciement abusif après son renvoi en 2018, quelques mois seulement après avoir remporté la FA Cup. L’Italien s’est vu attribuer 85 000 livres sterling par le tribunal du travail de Londres, en plus des 26,6 millions de livres versés par le club à Conte et à son staff en indemnités, comme prévu dans leurs contrats.

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Outre la possibilité pour les entraîneurs de poursuivre leur employeur pour licenciement abusif en cas de renvoi, la suppression du plafond pourrait aussi entraîner des recours de joueurs libérés à l’expiration de leur contrat. Aux termes de l’ERA, tout employeur doit invoquer un motif légitime et respecter une procédure équitable pour licencier un salarié, même à l’issue d’un contrat à durée déterminée.

Ainsi, même les joueurs qui partent à l’expiration de leur contrat conserveraient certains droits liés à l’emploi. Les joueurs libérés sans avoir de club où rebondir perçoivent un mois d’indemnité de licenciement, un montant que les clubs pourraient être poussés à revoir à la hausse face au risque accru de saisine des prud’hommes.

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