L’après-Pep Guardiola : Manchester City peut-il éviter le piège de Manchester United ?
Alors que Manchester City entame la dernière année du contrat actuel de Pep Guardiola, le spectre de « l’après-Pep » n’a jamais été aussi présent.
Guardiola a supervisé la période la plus fructueuse de City, mais le temps de l’entraîneur de 55 ans à l’Etihad Stadium touche à sa fin.
De l’autre côté de la ville, le récit édifiant du déclin de Manchester United depuis 2013 sert de modèle de ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’une figure légendaire s’en va.
La première erreur de Manchester United a été de laisser Sir Alex Ferguson choisir lui-même son successeur, David Moyes.
City doit résister à toute tentation de laisser Guardiola faire la même chose. Selon des informations, le club adopte déjà une approche plus analytique.
Le président Khaldoon Al Mubarak et le nouveau directeur sportif Hugo Viana dressent déjà une liste de remplaçants potentiels, parmi lesquels Enzo Maresca, ancien adjoint de Guardiola lors de la saison 2022-2023 conclue par un triplé.
Le démantèlement immédiat, par United, du staff de l’ombre de Ferguson a également contribué à leur déclin, Moyes ayant fait venir sa propre équipe et rompu la mémoire institutionnelle d’une culture de la victoire.
City a déjà commencé à atténuer ce risque en recrutant Hugo Viana en provenance du Sporting CP bien avant une éventuelle sortie de Guardiola, afin de garantir la stabilité des structures administratives et de recrutement, quel que soit l’entraîneur en place.
Au cours des 13 années qui ont suivi Ferguson, United est passé par le pragmatisme de Mourinho, l’accent mis sur l’« ADN » du club avec Solskjaer, puis la rigidité tactique d’Erik ten Hag et de Ruben Amorim.
Cela a conduit à une crise d’identité et à environ 1,5 milliard de livres dépensés de manière désordonnée sur le marché des transferts. Pour City, la leçon est claire : le système doit survivre à l’homme.
Alors que Guardiola entre dans ce que beaucoup considèrent comme sa « dernière danse » en 2026-2027, la hiérarchie de City sait que remplacer un entraîneur de sa qualité est quasiment impossible.
Cependant, en donnant la priorité à la stabilité structurelle plutôt qu’aux personnalités individuelles — une leçon tirée de 13 années de sous-performance à Old Trafford — ils peuvent s’assurer que le « Blue Moon » ne sombre pas dans la même obscurité qui a englouti leurs voisins.